Restitution : éviter les pièges

(Paris, le 21 juillet 2016)

La restitution d’un véhicule en fin de contrat fait souvent figure d’épouvantail pour les entreprises et pour les loueurs longue durée. Les entreprises pensent en effet qu’elles doivent forcément payer des frais de restitution pour la remise en état de leurs véhicules et que ceux-ci ne sont pas toujours justifiés. Quant aux loueurs, ils redoutent de retrouver des épaves, qu’ils auront ensuite du mal à revendre.

Pourquoi la restitution pose-t-elle tant problèmes ?

La restitution constitue en effet la première cause de réclamation des clients  auprès des loueurs. Ils invoquent un manque de transparence de la part des loueurs quant à leur niveau d’exigence. Comment rendre un véhicule "quasiment à l'état neuf", quand il a roulé trois ou quatre ans pour des activités professionnelles, s'interrogent-ils en substance. Et de rappeler que les frais de restitution constituent trop souvent à leurs yeux "un mois de loyer supplémentaire" en fin de contrat.

De leur côté, les professionnels de la location longue durée se défendent en justifiant qu’un véhicule restitué en mauvais état subit une sur-décote imprévue, qui doit être compensée financièrement.

Dans cette logique, plusieurs loueurs (Arval, ALD, LeasePlan...) ont tenté de "dédramatiser" l'étape de la restitution en mettant en place des procédures de photo-expertises, censées réduire les cas de litige.

Ce n’est à l’évidence pas suffisant puisque le syndicat des loueurs longue durée (le SNLVLD) vient de publier un livret à  destination des clients  et des conducteurs. Il doit permettre à ces derniers de savoir exactement à partir de quel niveau d’usure ils devront mettre la main au portefeuille, en se référant à « l’état standard de restitution ».

Plusieurs points sont en effet à vérifier afin d’éviter toute surfacturation :

               ·       A l’extérieur : les points les plus importants à inspecter, car les plus coûteux à remplacer, sont notamment les jantes (rayures), les enjoliveurs (absents), les vitres et pare-brise (impacts, fissures) et bien sûr la carrosserie (chocs, peinture écaillée). Ne sont pas à oublier les phares et feux (ampoules cassées), les différents logos, les baguettes de protection ou encore l’antenne.

·       A l’intérieur : gare aux odeurs (tabac), aux taches et autres déchirures sur les sièges (trous de cigarette par exemple) ou encore aux rayures diverses sur les plastiques. Certains éléments du véhicule manquent également parfois à l’appel, comme le double des clés, l’autoradio ou même les ceintures de sécurité...

Le SNLVLD rappelle qu’en moyenne 9 dommages sont relevés par véhicule au moment de la restitution. Du coup, certains loueurs ont pris le parti d'anticiper les frais de restitution. C’est le cas de LeasePlan, qui intègre désormais à ses contrats d’assurance une garantie dite "frais de restitution", pouvant s’élever jusqu’à 1000 euros. Ce dispositif vise en priorité les petites flottes, moins à même de supporter des frais supplémentaires pour leur parcs de véhicules.

Pour en savoir plus : www.snlvld.com/site/la-lld/restitution-du-vehicule.html