Repères et chiffres clés du marché

(Paris, le 5 novembre 2015)

 

Typologie des flottes publiques
 

Contrairement au parc automobile des entreprises privées, qui fait depuis de nombreuses années l’objet d’études et de publications régulières, celui des acteurs publics est peu connu. Les informations sont donc rares pour connaître avec précision le nombre de véhicules, leur répartition parmi les acteurs, ou encore leur répartition par type de véhicule, par motorisation ou encore par âge.

Malgré cela, nous allons tenter de donner quelques grandes tendances. Au sein des parcs publics, nous pouvons distinguer deux typologies de parcs : celui de l’État et celui des autres acteurs publics (collectivités territoriales, établissements de santé, établissements publics). Le parc automobile de l'Etat qui a déjà fait l'objet d'une externalisation en location longue durée et/ou en fleet management est mieux connu que celui des collectivités territoriales pour lequel peu de données chiffrées sont disponibles.
 

Le parc automobile de l’État en quelques chiffres (7)

Le parc de l’État comprend aujourd’hui environ 65 000 véhicules, dont 47 000 véhicules de services. Les véhicules parcourent 15 000 km/an en moyenne et 20 % du parc roule moins de 5 000 km/an. (source : lepoint.fr) Le taux moyen d’émission de CO2 en 2013 est de 121 g/km contre 126 en 2012. Dans le cadre du plan de réforme de l’État (RGPP) lancé en 2007, des mesures ont été prises tendant à redimensionner les parcs des ministères et autres organismes publics.

« Les ministères et les structures parapubliques disposent de quelque 80 000 voitures de service, peu utilisées (moins de 10 000 km par an dans la moitié des cas), trop puissantes et non conformes aux décisions prises dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Il nous faut vendre toutes les voitures de plus de sept ans et n’en remplacer que deux sur trois » déclarait le ministre des Finances du gouvernement précédent.

En 2010, l’État a créé une mission interministérielle chargée de la gestion de son parc automobile. En trois ans, le parc automobile de l’État a été rationalisé (hors véhicules de Police, Gendarmerie et Défense), passant de 80 000 à 65 000 unités. Il a ainsi réalisé une économie de 120 millions d’euros sur les 700 millions consacrés au parc automobile de l’État et de ses opérateurs. Parmi les actions menées, la suppression des véhicules de plus de sept ans qui sont les plus polluants et le remplacement d’un véhicule supprimé sur deux uniquement.
 

Zoom sur les flottes d’un échantillon de communes
 

Une étude récente8 réalisée sur un échantillon de communes donne également quelques repères intéressants. Cette étude portait sur 32 communes de 4 000 à 98 000 habitants et d’une taille moyenne de 36 000 habitants. Le parc étudié était de 3 685 véhicules, soit un parc moyen de 115 véhicules.

  • Répartition des véhicules par types

Les VUL sont majoritaires du fait des missions d’intervention des communes (voirie, espaces verts). Il y a très peu de voitures de fonction.

  • Répartition des véhicules par marques

Renault est présent à plus de 50 % dans les parcs, suivi, à parts égales, de Peugeot et de Citroën. Les marques étrangères sont représentées notamment par Fiat, Ford, Iveco et Piaggio, en particulier sur le segment VU. Les dernières années sont marquées par une percée d’autres importateurs, parmi lesquels Nissan, grâce au développement d’une approche en coût global de détention (TCO).

  • Caractéristiques générales des flottes
     

Le nombre moyen de véhicules est de 3,46 pour 1 000 habitants avec des écarts allant de 1,46 (parc rationalisé et mutualisé) à 11,6. La faiblesse du budget d’investissement entraîne un ralentissement du renouvellement du parc. Ce qui explique un âge moyen élevé : 8,46 ans. Les écarts vont de 1,7 an (parc renouvelé en location longue durée) à 14,7 ans. Plus de 80 % des parcs étudiés avaient un âge moyen supérieur à 6,7 ans.

Le kilométrage moyen s’explique par la configuration des déplacements, généralement limités à l’enceinte de la commune. Les écarts vont de 5 000 à 25 000 km annuels et la médiane se situe à 8 900 km annuels.

  • Répartition énergétique des flottes

Les exigences issues de la loi sur l’air (aujourd’hui codifiées dans le Code de la route) ne sont pas respectées : seul 7 % du parc roule avec un carburant alternatif, alors que la loi sur l’air impose 20 %.

  • Comparatif des taux d’émission de CO2 selon le mode d’exploitation (achat ou location)
     

Le taux d’émission de CO2 moyen est élevé, mais s’explique par la typologie du parc : 58 % de VU, moyenne d’âge de 8,5 ans, 37 % de véhicules essence.
La LLD permet de faire baisser le taux moyen d’émission de CO2 grâce au renouvellement plus rapide des véhicules anciens.

  • Indicateurs de gestion des parcs en achat
     

Le nombre moyen de personnes affectées à la gestion du parc (administrative et technique) est de 4,4 pour un parc moyen de 115 véhicules, soit 26 véhicules par personne.
 

Le nombre moyen de marchés nécessaires pour la gestion du parc auto est de 3,41. Principalement représentés : les marchés d’achat de véhicules, de pièces détachées, de pneumatiques et d’assurance.

  • Économies générées par le passage en LLD

La moyenne des économies générées par le passage en LLD dépasse systématiquement les 20 % et atteint souvent les 30 à 40 % sur les seuls coûts directs. Ce résultat s’explique surtout par les différences de coûts de maintenance et d’usage, liés, notamment, à un rajeunissement facilité du parc automobile. Cette économie ne tient pas compte des bonus écologiques obtenus par le renouvellement du parc.

Les économies de carburant et d’émissions de CO2 sont la résultante du renouvellement d’un parc ancien (8,5 ans) et des progrès technologiques opérés par les constructeurs.
 

Les économies sont encore plus importantes si l’on tient compte des coûts indirects : temps consacré à la gestion du parc (vérification de factures).

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7 - Source : www.lepoint.fr 06-12-2013

8 - Source : Public LLD