La motorisation essence gagne du terrain au sein des flottes d’entreprise

(Paris, le 19 janvier 2016)

Au regard du marché entreprises et de ses 730 763 véhicules immatriculés en 20151, le segment des véhicules essence fait encore figure, avec 65 546 immatriculations, de petit Poucet.

Mais avec 48,8% de hausse par rapport à 2014, l’essence a peut-être amorcé en 2015 réelle ascension au sein des flottes d’entreprises.

Pour les véhicules particuliers, alors que l’essence ne représentait que 10,6% des immatriculations en 2014, cette énergie termine l’année 2015 à 14,3% (à 61 380 unités), soit 3,7 points de hausse sur un an.

1er trimestre 2015 : le bon avant du véhicule essence

La courbe des immatriculations essence semble avoir amorcé un virage durant le 1er trimestre 2015, dans le sillage des nouvelles mesures écologiques annoncées par le gouvernement : la part de l’essence au sein des flottes bondit de 4,5 points sur cette période. Sans que les atouts du diesel ne soient contestés au sein des flottes, décisionnaires et conducteurs ont été plus nombreux à faire le choix de l’essence, en particulier pour les véhicules en flotte parcourant moins de 20 000 kilomètres par an. Après ce bond du 1er trimestre, la part de l’essence au sein des flottes s’est toutefois consolidée sur une base de 14,3%.

Part des immatriculations essence au sein des flottes d’entreprise en 2015

(Véhicules particuliers de moins de 3,5 tonnes)

                                                  Source : AAA-Data, retraitement OVE

Une motorisation bridée par une fiscalité inadaptée

Bien qu’en progression sur 2015, cette énergie peine malgré tout à prendre une vraie place au sein des flottes d’entreprise. La faute n’en revient pas aux qualités incontestables de ces moteurs, mais plutôt au fait que cette énergie ne bénéficie pas du même traitement fiscal que le diesel. En effet, la déductibilité partielle de la TVA (80% pour les VP et 100% pour les VU) ne s’applique actuellement que sur le diesel, ne laissant par conséquent que peu d’alternatives aux gestionnaires de flottes souhaitant maîtriser leurs dépenses.

Un marché qui s’ouvre aux gammes business

Les constructeurs adaptent pourtant leur offre, essence notamment, dans des gammes business. En témoignent les efforts du groupe Renault qui déclinera, au cours de l’année 2016, une motorisation essence sur l’ensemble de ses gammes business.

Par ailleurs, sur les segments inférieurs, il n’existe plus aujourd’hui d’offre diesel. Le véhicule essence confirmera-t-il sa progression en 2016 au sein des flottes d’entreprise ? Malgré un regain d’intérêt manifeste de la part des entreprises à l’égard de cette énergie, la balle est bel et bien aujourd’hui dans le camp des parlementaires…  

 

Top 10 des véhicules essence en entreprise en 2015

(Segment des véhicules particuliers de moins de 3,5 tonnes)

                                                                                       Source : AAA-Data, retraitement OVE

 

1 - Véhicules particuliers et véhicules utilitaires de moins de 3,5 tonnes.