Toyota Prius toujours la reine des hybrides

(Paris, le 17 février 2016)

Le constructeur japonais lance en mars la 4ème génération de sa berline hybride. Elle s’améliore sur tous les plans et adopte aussi un design plus agressif. Comme quoi une voiture plus propre n’est pas forcément fade.

Quand on les regarde côte à côte, on mesure l’écart – le gouffre ? – qui sépare la toute première Prius (produite de 1997 à 2000 et qui n’a jamais été importée en Europe) et la dernière en date. Côté design, il n’y a pas photo. Toyota a choisi de s’inspirer de la Mirai, dont le parti pris stylistique est tranché pour ne pas dire clivant. Côté technique, les progrès sont impressionnants. En moins de 20 ans, la Prius est passée de 120 à 70 g de CO2 par km.  

Il faut dire que la marque était attendue au tournant. La Prius, qui s’est écoulée à 3,6 millions dans le monde (sur un total de 8 millions de véhicules au sein du groupe), est une icône. Et tout a été fait pour qu’elle reste une référence.

Le premier changement tient au fait que ce modèle dérive d’une nouvelle plateforme baptisée TNGA. Une nouvelle base roulante, qui permet de bénéficier d’une position de conduite plus basse et d’un confort supérieur. Grâce à son centre de gravité abaissé, la Prius est devenue plus vive et donc moins ennuyeuse.

Elle s’enrichit par ailleurs des dernières technologies d’aide à la conduite, comme la détection de piétons couplée à l’alerte précollision et le régulateur de vitesse adaptatif, intégrées au pack Safety Sense. On note également l’arrivée de la couleur dans le système d’affichage tête haute.

Mais, c’est sous le capot qu’on mesure le chemin parcouru. Avec un système hybride entièrement revu, et un moteur thermique dont le rendement a été amélioré, la Prius rivalise plus que jamais avec le diesel. Lors de notre essai, passant de l’urbain aus routes de campagne et à l’autoroute, nous avons fait une moyenne inférieure à 5 litres/100 km. L’autre nouveauté vient du fait que la Prius fait apparaître le pourcentage de conduite en mode électrique. En ville, ce taux atteint très vite près de 70 %.

Seule ombre au tableau : malgré des efforts dans ce domaine, le moteur reste toujours bruyant sur autoroute. Mais, il peut se faire assez discret si on a le pied souple.

Au final, la nouvelle Prius est une proposition qui devrait malgré tout séduire les gestionnaires de flottes. Toyota prévoit de doubler les immatriculations par rapport à la version précédente.