PSA mise aussi sur l'hydrogène

 

(Paris, le 23 mai 2016)

On sait que PSA va développer des véhicules électriques à partir de 2019. Il les fera en coopération avec son partenaire chinois DongFeng. On sait aussi qu’il va investir dans l’hybride rechargeable. Mais, en matière d’électrification, il n’y a pas de vérité unique.

Aussi, le groupe a choisi de se pencher à nouveau sur la pile à combustible. PSA a en effet signé une convention de partenariat scientifique avec la région Bourgogne-Franche-Comté. Il s’engage dans une collaboration sur le long terme avec des laboratoires de recherche universitaires régionaux sur les thèmes des technologies propres, du véhicule autonome et de l'usine du futur. Parmi les  partenaires, on remarque la présence de l'Université de Technologie de Belfort Montbéliard (UTBM), qui est l'un des sites en pointe en France sur l'hydrogène.

Les coopérations vont concerner « les énergies nouvelles et modes de propulsion du futur comme la pile à combustible et l'hydrogène ».

PSA a étudié pendant plusieurs années ce type de propulsion, en coopérant notamment avec le CEA autour du projet GENEPAC pour développer une pile. Le groupe a par ailleurs développé plusieurs prototypes, le dernier en date étant la 307 CC Fisypac. Toutefois la crise traversée par le constructeur a remisé à des jours meilleurs les projets dans ce domaine.

Avec un opérateur français qui s’engage, au moins au stade de la recherche, c’est un signal positif qui est envoyé à la filière hydrogène. Et il arrive au moment où les pouvoirs publics apportent un soutien sans ambiguïté à ce mode de propulsion.