Mercedes joue la carte de l'électrique

 

(Paris, le 13 juin 2016)

C'est une vaste offensive que le groupe Daimler lancera à partir de l’année prochaine dans l'électrique. A terme tous ses modèles seront électrifiés. Une stratégie ambitieuse et nécessaire pour satisfaire aux 95 g de CO2 exigés par Bruxelles en 2021.

Pour atteindre ces objectifs, le constructeur va investir 14,5 milliards d’euros dans la recherche sur deux ans, dont plus de la moitié dans les technologies vertes.

Le premier étage de la fusée est l’arrivée du réseau de bord 48 v, en combinaison avec un Stop/Start plus performant et une batterie dédiée sur les modèles essence et diesel. Une évolution qui s’appliquera sur les versions 6 et 4 cylindres. Le 48 volts va apporter des fonctions de décollage électrique et de boost qui, jusqu’à présent, n’étaient disponibles qu’à travers du Full Hybrid.

Mercedes disposera également à cette même date de 10 modèles d'hybrides rechargeables, dont la E 350 e, mais aussi le GLC Coupé 450 e 4 Matic, qui a été dévoilé à Stuttgart, à l’occasion d’un Tec Day. La firme à l’étoile en profite pour affiner la technologie. La S 500 e, bénéficiera l’an prochain pour son face lift d’une batterie plus performante dépassant les 50 km d’autonome et se rechargera par induction.

Coté 100 % électrique, les nouveautés seront visibles dès cette année. La Smart ED de 4ème génération sera en effet présentée au Mondial de l’Automobile, aussi bien version 2 portes que 4 portes. Autre événement prévu à Paris : la présentation d’un modèle 100 % électrique avec une autonomie annoncée de 500 km. Les détails seront annoncés au moment du salon. A terme, le groupe proposera une douzaine de modèles 100 % électriques, de la Smart ED aux camions, en passant par les vans et la Classe B E-Cell.

Et pour être complet, Mercedes annonce également un modèle à hydrogène. Une version F-Cell du GLC sera lancée l’année prochaine. Elle sera équipée à la fois d’une pile à combustible (80 kW) et d’une batterie rechargeable au lithium-ion (9 kWh), lui permettant de rouler 500 km en mode zéro émission. Ce choix d’une architecture hybride permettra de pallier l’absence de stations à hydrogène, en autorisant la recharge sur une prise.

Mercedes sera le premier constructeur à proposer une telle palette d’électrification. Un effort qui s’accompagne d’un investissement de 500 millions d’euros pour une seconde usine de batteries en Allemagne, destinée à alimenter les modèles, selon la tension et les performances recherchées.