La somnolence sur la route des vacances

À l'occasion des grands départs en vacances, une étude exclusive réalisée par Ifop pour MMA, révèle des chiffres sur la somnolence au volant durant la période estivale. Pour indication, l'enquête a été menée auprès d'un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, titulaire du permis B. 

Les principaux résultats révèlent que 85% des français déclarent conduire eux-mêmes pour partir en vacances, sur une distance de plus de 500 km pour 54% d'entre eux. Le plus souvent, ces conducteurs affirment prendre la route "très tôt le matin" à 50% ou dans la matinée à 34%, contre 4% en milieu de journée ou dans l'après-midi. Pour cause, une circulation plus fluide le matin selon 73% des interrogés. 

Pour anticiper ce départ en vacances matinal, 81% des conducteurs modifient leur temps de sommeil. Parmi eux, 79% affirment se lever plus tôt que d'habitude le jour du départ et parallèlement, 23% disent se coucher plus tard la veille. 

La prise de risque se poursuit sur la route puisque 73% des conducteurs déclarent avoir déjà conduit plus de 2h sans faire de pause ou encore, 39% affirment avoir déjà pris le volant en étant fatigués. Les deux raisons principales à ces effets sont la hâte d'arriver sur le lieu de vacances (30%) et la conviction que la fatigue n'empêche pas de conduire (24%).

A ce titre, 63% déclarent avoir déjà connu un épisode de somnolence au volant (picotements des yeux, bâillements répétés, difficultés de concentration), dont les 2/3 sur les autoroutes. Et malgré bon nombre de campagnes préventives, les Français envisagent encore de mauvaises solutions pour ne pas somnoler au volant : 53% pensent que la somnolence peut être combattue en buvant un café, 48% en ouvrant les fenêtres et 25% en écoutant de la musique à un volume élevé. Un début de prise de conscience se fait toutefois sentir puisque 94% citent la pause comme une des solutions, avec le sommeil.  

Pour aller plus loin : 
Bilan sécurité routière 2017