L’éco-entretien : une solution simple pour faire reculer la pollution

 

Alors que l’on réclame en plein scandale Volkswagen la sortie du diesel et que la ville de Paris poursuit son combat anti-voitures, une autre voie existe : celle de l’éco-entretien. Une action de fond sur le parc existant et le plus polluant.

Le diagnostic Ecoperformance, réalisé dans les ateliers des centres Norauto, est pour le moment la seule prestation labellisée Eco-entretien disponible en France. C’est le résultat d’une démarche initiée par la FEDA (Fédération des Syndicats de la distribution automobile) depuis 2009. 

Son principe est simple. Il consiste à contrôler les véhicules en circulation, en analysant finement 5 gaz en sortie d’échappement (CO, CO2, NO, HC, NOx) pour détecter d’éventuelles anomalies. L’éco-entretien cible notamment le diesel, mais pas que. Le fait de rouler en diesel en ville ou sur des petites distances, le tout conjugué à un entretien pas assez fréquent peut mener à des écarts de performances, dommageables en termes d'émissions de gaz et de particules.

L’idée est de faire à la fois du préventif (agir avant une panne) et du curatif quand cela est nécessaire pour augmenter la durée de vie du véhicule. In fine, il s’agit de ramener le véhicule au plus près de ses niveaux d’émissions d’origine. Et sans trucage, naturellement.

Norauto, qui a participé dès le départ à la démarche d’éco-entretien, le pratique dans plus de 360 centres en France. En un an, l’enseigne a réalisé plus de 165 000 diagnostics Ecoperformance. Il s'avère que près d'une voiture sur deux présentait un défaut !

A quelques semaines de la COP 21, il est vraiment dommage que ce type de contrôle ne soit pas plus encouragé. Il était initialement prévu chaque année dans le cadre de la loi sur la transition énergétique. Mais, l’article n’a pas été retenu, ce qui limite donc l’action de fond au seul volontariat.