L'éco-entretien peut-il venir au secours du Diesel?

(Paris, le 28 novembre 2017)

Beaucoup de vents contraires se lèvent contre le Diesel, en raison du durcissement des normes et de la sévérisation attendue du contrôle technique à partir du 1er janvier 2019. Mais, ce contexte n’effraie pas pour autant les réparateurs, qui soulignent le décalage entre la sortie des modèles en première monte et leur arrivée dans les ateliers. Ce qui est sûr, c’est que la plupart des fabricants de produits d’entretien ont élaboré une gamme qui permet de nettoyer les filtres à particules et les injecteurs. Ce sont des produits destinés à redonner une seconde jeunesse aux moteurs qui s’encrassent, et pas forcément sur les vieux véhicules.

Un spécialiste comme la société Spheretech relève en effet que, même sur un modèle récent, une utilisation inadaptée (par exemple, beaucoup de ville et peu de route) peut entraîner un encrassement de la vanne EG (pour la recirculation des gaz) et des injecteurs.

C’est la raison pour laquelle il peut être judicieux d’utiliser des additifs, afin de nettoyer tout le système d'alimentation et de conserver les performances d'origine du moteur. Bardahl a ainsi conçu l’Econettoyage moteur, un programme complet d’entretien moteur labellisé. Cette approche a déjà fédéré plus de 3 000 éco-partenaires (garages et centres auto). Totalement autonome, sa nouvelle machine 360 EVO travaille en temps masqué et nettoie le circuit d’injection, le circuit d’admission d’air, le filtre à particules et le turbo compresseur. Elle fonctionne avec un écran tactile. Le logiciel de la machine contient une base de données avec les photos des connexions sur le véhicule, afin de guider le réparateur.

La primauté de la démarche revient toutefois à la FEDA (Fédération des Distributeurs de l’automobile) qui a lancé la première la démarche « Eco-Entretien », avec l’aide de nombreux partenaires dont des fédérations (CNPA, FNAA, FIEV) et des enseignes de renom (AD, Bosch Car Service, Midas, Norauto, Speedy). Ce service préventif permet de réduire de 4,5 fois le nombre de particules et de 55 % les gaz irritants. Encouragé par la loi sur la transition énergétique, l’éco-entretien fait partie des solutions retenues au sein des Assises de la mobilité pour aider à assainir le parc Diesel (potentiellement 22 millions de VL et VUL de plus de 4 ans).