Drive or Phone: une appli faite pour les flottes

(Paris, le 9 février 2018)

Il y a quelques années, la Sécurité Routière a lancé sur Google Play une application « Mode conduite » qui permet de désactiver les appels sur le portable pendant qu’on conduit. Elle est d’ailleurs toujours au catalogue, et aurait été téléchargée entre 100 000 et 500 000 fois, selon la boutique en ligne. D’un fonctionnement assez basique, l’application renvoie les appels avec un message de sécurité sur le téléphone au volant et récapitule le nombre d’appels et de SMS reçus pendant que le conducteur était sur la route. Plusieurs constructeurs proposent aussi des SMS pré-rédigés avertissant qu’on ne peut pas répondre parce qu’on est sur la route. Certains ont même un kit mains-libres paramétrable, prévoyant la neutralisation des appels si tel est le souhait du conducteur.

Mais quand on a un véhicule d’entreprise et qu’on doit rester joignable, il faut une solution plus élaborée. C’est ce que propose Drive or Phone. La start-up fait partie des nominés (*) dans le cadre du 2ème Prix Innovation proposé par la Sécurité Routière. Sa solution repose sur un capteur à placer à l’intérieur du véhicule et une application sur smartphone.

Dans les grandes lignes, Drive or Phone limite les fonctions du smartphone pour garder les plus essentielles : téléphoner (en mode mains-libres) et profiter des solutions de guidage (Waze et équivalents). L’application fonctionne en mode autonome. Sa grande force est par exemple de permettre la consultation de l’écran à l’arrêt (exemple : au feu rouge). Celle-ci n’est plus possible quand le véhicule repart. Pouvant se déployer sur des flottes jusqu’à 50 véhicules, la solution est susceptible d'intéresser des entreprises qui ne peuvent se passer du téléphone mobile, mais veulent en sécuriser l’accès.

De plus, l’équipe peut proposer des aménagements sur mesure. Le mobile peut par exemple intégrer des logiciels de solutions métiers. Intéressant, même si encore une fois, CarPlay, Android Auto et MirrorLink permettent déjà d’apporter une réponse équivalente.

(*) Le lauréat sera connu le 13 février.