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Avec le C3 Aircross, Citroën veut sa place dans les SUV

(Paris, le 12 juin 2017)

Après la révélation du C5 Aircross il y a quelques mois au salon de Shanghaï, la marque aux chevrons poursuit son offensive sur le segment des SUV avec le C3 Aircross.  Une version surélevée qui capitalise sur le succès de la nouvelle C3 et qui fait au passage le plein de technologies.

Citroën est de retour et avec des voitures qui suscitent l’optimisme : tel est le jugement de la presse automobile après la présentation de ce nouveau modèle. Directement issu du concept exposé lors du dernier salon de Genève, le C3 Aircross est un SUV compact qui fait souffler un vent de fraîcheur. Coloré, comme la C3 – ou encore la DS3 – et reprenant des atouts du Cactus (dont le toit panoramique vitré et les barres de toit), il va sans doute faire du mal au Renault Captur. Il joue à fond la carte de la personnalisation avec 90 combinaisons possibles entre 8 couleurs de caisse, 4 teintes de toit et 4 packs de couleur, sans oublier 5 ambiances d’intérieur différentes.

Le dernier modèle de Citroën surfe sur l’engouement des clients pour les SUV. En entreprise, ce segment a capté l'année dernière près de 25 % des ventes de VP, selon les chiffres de l'Observatoire du Véhicule d'Entreprise (OVE). Il en reprend donc les codes avec de grandes roues et des élargisseurs d’ailes. On note aussi la présence d’une large entrée d’air et d’un sabot de protection à l’avant. La garde au sol est surélevée de 20 mm par rapport à la C3. Pour pouvoir rouler en tout chemin en toute sécurité, le système Grip Control a été installé avec la fonction Hill Descent pour contrôler l’allure en descente.

Légèrement plus grand (4,15 m) que le Captur, le C3 Aircross veut faire la différence par le confort. Il offre plus d’espace dans l’habitacle et des sièges accueillants. La boîte à gants est éclairée et réfrigérée.

La technologie n’est pas oubliée avec par exemple une zone de recharge sans fil pour les smartphones en bas de la console centrale. L’écran tactile affiche la navigation connectée et réplique l’affichage des mobiles, grâce au système Mirror Screen. La plus grande rupture à l’intérieur vient de l’affichage tête-haute, une fonction que l’on retrouve sur des modèles plus Premium. Pour le reste, le C3 Aircross reprend des systèmes d’aide à la conduite que ne renierait pas le 3008 avec l’Active Safety Brake, l’alerte de dérive, l’anti angle-mort, la commutation automatique des feux de route, la reconnaissance de panneaux de vitesses avec recommandation, l’alerte de fatigue, ou encore le Park Assist. Pas moins de douze aides à la conduite au total pour ce nouveau modèle de la marque aux chevrons. 

Du côté des moteurs, le SUV compact est disponible dans sa version la plus performante en PureTech 130 BVM6. Le moteur PureTech 110 est couplé au choix entre une boîte manuelle ou l’automatique EAT6. L’entrée de gamme est animée par le moteur PureTech 82 BVM. En diesel, Citroën propose les blocs BlueHDi 120 BVM6 et BlueHDi 100 BVM.

Le C3 Aircross sera livré à partir de l’automne et sortira de l'usine espagnole de Saragosse.

 

Transport public et automobile font cause commune dans la mobilité

(Paris, le 9 juin 2017)

Autrefois frères ennemis, les opérateurs de transport public et les acteurs du monde automobile sont de plus en plus souvent amenés à coopérer plus étroitement. L’autopartage et le véhicule autonome favorisent ces nouveaux partenariats.

. SNCF : un univers de services avec ID Pass

Dans une logique de complémentarité, le transporteur ferroviaire a mis en place des accords dans le domaine de l’autopartage, avec notamment Zipcar et Wattmobile (véhicules électriques en location). Plus récemment, la SNCF a choisi de travailler avec OuiCar, le spécialiste de la location de voiture entre particuliers, dont elle a d'ailleurs pris le contrôle majoritaire en 2015. Il est désormais possible dans les gares d’accéder à des véhicules avec la technologie OuiCar Connect, qui permet aux voyageurs qui arrivent en train de louer une voiture en quelques clics et sans échange de clés. L’application ID Pass englobe également le transport à la demande (taxi, VTC), le vélo en libre-service et même les places de parking. Sans oublier le covoiturage popur les trajets quotidiens avec IDVroom. 

. RATP : cap sur l’autopartage

La régie parisienne a créé en début d’année une filiale dotée de 15 M€, « RATP Capital Innovation », qui investira chaque année dans plusieurs entreprises de nouvelles mobilités. Elle a décidé de soutenir la filiale française de Communauto, un opérateur canadien spécialisée dans l’autopartage. A Paris et dans quelques villes de banlieue (Boulogne, Saint-Mandé, Ivry, Levallois, La Celle-Saint-Cloud), Communauto propose 130 véhicules en libre-service, que l’on peut emprunter sur la voie publique via un smartphone et le rendre ensuite au même endroit.  La RATP s’intéresse par ailleurs au véhicule autonome. Elle a procédé au test d’une navette Easymile sur le pont Charles-de-Gaulle, pendant quelques semaines, et entretient une veille. La régie est aussi impliquée dans un projet d’expérimentation de véhicules autonomes, en association avec Renault et Continental.

. Transdev : partenaire de Renault-Nissan

Cet opérateur de transport est le fruit d’un partenariat entre la Caisse des dépôts et consignations et Veolia Environnement. Elle est très impliquée dans le véhicule autonome, que ce soit avec Easymile (tests à Rouen et à Issy-les-Moulineaux) et Navya (navettes déployées dans la centrale EDF de Civaux). Un accord a été noué avec l’alliance Renault-Nissan pour élaborer un service de transport à la demande avec des véhicules électriques et autonomes.  Des tests sont prévus à Paris-Saclay ainsi que dans la région de Rouen.

. Keolis : à la conquête de l’Amérique avec Navya

Ce groupe est détenu à 70 % par la SNCF et à 30 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Actionnaire de Navya, cet acteur du transport souhaite aider le constructeur français de navettes autonomes en favorisant les expérimentations. Transdev est à la manœuvre pour des tests en France (service Navly à Lyon, essais qui vont démarrer en juin à La Défense) et au-delà des frontières au Québec. 

L'utilitaire à hydrogène trace sa route

(Paris, le 24 mai 2017)

Dans un contexte en apparence plus favorable au véhicule à batterie, la PME française Symbio est en train de montrer qu’il existe aussi une place pour les utilitaires à hydrogène, avec un couplage astucieux entre le range extender avec une pile à combustible et une station de remplissage adaptée  à la taille des flottes captives.

Début mai, Symbio a reçu une commande de 50 véhicules équipés de son prolongateur d’autonomie avec pile à combustible. Ces Kangoo H2 sont destinés à Engie Cofely, en région parisienne. Certes, on reste en famille, car l’énergéticien est actionnaire de Symbio depuis l’an dernier à hauteur de 20 %. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une énième expérimentation. Les utilitaires Renault, dont la transformation double le rayon d’action, seront amenés à rouler dans la capitale, qui a mis en place une ZCR (Zone à Circulation Restreinte).

Pour la circonstance, Engie va implanter une station de recharge hydrogène sur son site de Gennevilliers (92). Celle-ci sera déployée par GNVert, une de ses filiales qui est un opérateur de mobilité verte. L’hydrogène utilisé pour la recharge de ces véhicules sera produit à partir d’une électricité 100 % renouvelable fournie par le groupe Engie lui-même. La station sera accessible à « tous les professionnels désireux de s’engager dans la voie de transport zéro émission ». Engie  Cofely croit au potentiel de cette énergie, puisque la société a passé un accord avec Atawey, qui réalise des stations mobiles de production et de distribution d’hydrogène pour les petites flottes de véhicules, afin de l’alimenter en hydrogène issu d’énergies renouvelables. Cette solution va notamment être mise en place dans le Morbihan.

Un peu partout en France, on voit fleurir ce genre d’initiative. A Sarreguemines, un projet européen a permis de faire sortir de terre une station qui produit de l’hydrogène vert. Ce projet baptisé FaHyence a été réalisé notamment en partenariat avec EDF et McPhy (une société très en vue dans l’hydrogène). Les véhicules qui viennent s’y ravitailler sont encore une fois des Kangoo H2.

Ces mêmes utilitaires roulent un peu partout en France, dans la Manche, à Rouen, dans l’Aveyron et surtout en région Rhône-Alpes Auvergne, où ils sont utilisés par des entreprises et des collectivités, dans le cadre du projet HyWay. C’est aussi le cas à Paris, où le Kangoo H2 participe par exemple au service « VULe Partagés » mis en place par la Région Ile de France. La Mairie de Paris en utilise aussi dans ses services techniques et les alimente à partir de sa propre station H2.

Symbio estime être aujourd’hui que le marché de l’hydrogène a démarré. La PME française évolue certes dans une niche, avec des véhicules qu’elle vend moins de 30 000 € (moitié moins cher qu’une Hyundai ix35 FC ou une Toyota Mirai). Mais cette niche va s’agrandir avec une solution qui va être appliquée prochainement sur le Nissan e-NV200 et probablement à terme le Renault Master Z.E. Au fur et à mesure, Engie et d’autres partenaires aident à réaliser des stations de remplissage pour alimenter ces véhicules. Ce sont des petites stations, qui délivrent l’hydrogène à une pression de 350 bars.

On assiste donc à l’ébauche d’un réseau, même si ces stations ne seront pas compatibles avec les véhicules des grands constructeurs, qui eux ont opté pour un stockage de l’hydrogène à 700 bars. Mais, c’est une réponse qui convient bien aux collectivités qui ont choisi de devenir des territoires hydrogène.

 

Voiture électrique : le point sur les nouveautés annoncées

(Paris, le 28 avril 2017)

Face à la pression de Bruxelles sur le CO2 et anticipant sur des mesures drastiques que pourraient prendre des grandes villes, les constructeurs multiplient les annonces sur l’électrique. Voici à ce stade ce que l’on sait.

Chez les Français

Avec plus de 100 000 véhicules vendus, Renault récolte les fruits d’une gamme Z.E. qui se résume principalement à la ZOE et au Kangoo. Les progrès en matière de batterie permettent de bénéficier respectivement de 300 et 200 km en usage réel. La marque au losange a aussi ajouté le Master Z.E, qui reprend les éléments du Kangoo. Plus anecdotique, le Twizy reste au catalogue et dans sa version Cargo pour les pros. Mise à part une évolution de la ZOE, le programme électrique ne devrait pas connaître d’évolution majeure avant 2020, date à laquelle est annoncé un nouveau modèle. Il faut toutefois noter qu’un Kadjar hybride rechargeable est prévu en 2018. Renault, qui écartait l’hybride plug in il n’y a pas si longtemps, va finalement intégrer cette technologie.

PSA n’a pas eu la même réussite, avec seulement 25 000 véhicules vendus (Peugeot Ion et Citroën C-Zéro). Le groupe dispose également des utilitaires Partner et Berlingo en version électrique, mais dont la technologie est dépassée. Il faudra attendre 2019 pour voir arriver de nouveaux véhicules sur les segments B et C, avec des prestations au meilleur niveau (performances, confort, habitabilité). Elaborés avec l’aide de son partenaire et actionnaire chinois DongFeng,  ils bénéficieront d'une technologie de batteries lithium ion offrant une autonomie de conduite jusqu’à 450 km et des solutions de recharge ultra rapide offrant jusqu’à 12 km d’autonomie par minute de recharge. Le plan produit prévoit quatre modèles (citadine, berline compacte, SUV) commercialisés d’ici 2021, dont le premier dans deux ans à la fois en Europe et en Chine. En ce qui concerne les véhicules hybrides rechargeables, c'est également à partir de 2019 que l'on verra sur les routes le premier modèle. On sait déjà qu'il s'agit de la DS7 Crossback, vue à Genève. Pas moins de sept véhicules hybrides rechargeables seront progressivement lancés entre 2019 et 2021. Pour faciliter son usage, l’offre hybride rechargeable sera proposée avec un dispositif de recharge en quatre heures et une option de recharge rapide en moins de deux heures

Chez les Allemands

Opel a frappé un grand coup avec l’Ampera-e, qui est à ce jour le véhicule le plus performant de sa catégorie, avec pas loin de 400 km en usage réel. C’est mieux que les 200 km réels de la BMW i3 et de la e-Golf de Volkswagen. PSA va d’ailleurs faire une bonne affaire en étoffant sa gamme, grâce à ce modèle. Le deal avec General Motors va peut-être aussi lui permettre d’accéder à certaines technologies, tant au niveau des batteries que de la pile à combustible. Mais, côté allemand, l’offensive se prépare. Dès 2018, Audi va lancer un modèle de SUV e-tron avec 500 km d'autonomie (selon le cycle NEDC). En 2019, ce sera au tour de la Mini électrique. Puis, l’année suivante de la BMW X3 électrique.

2020 sera une année capitale, à la fois pour Mercedes avec un SUV qui inaugurera le nouveau label EQ (il y aura en tout 10 voitures électriques de toutes tailles d'ici à 2022), ainsi que pour le groupe VW, puisqu’elle sera marquée par le premier modèle de la gamme ID chez Volkswagen et par la Porsche Mission E. D'ici 2025, le groupe annonce 30 modèles 100 % électriques. Il pense d’ailleurs que ces véhicules représenteront 20 à 25 % des volumes.

Dans le domaine de l’hybride rechargeable, l’Allemagne domine clairement les débats. Mercedes devrait aligner dès la fin de cette année une gamme de 10 modèles plug in, sachant que l’offre est déjà abondante chez Audi, BMW et Volkswagen.

Chez les autres Européens

En 2018, Jaguar lancera la i-Pace, un SUV électrique qui a été présenté il y a quelques mois sous forme de concept à Los Angeles. L’autonomie sera de 500 km. Chez Land Rover, un Range Sport hybride rechargeable est prévu à la même date. En 2020, 40 à 50 % des modèles de JLR seront proposés dans une version électrifiée. Pour sa part, Aston Martin prévoit un SUV électrique en 2019. Bentley (groupe VW) a testé à Genève l’idée d’un cabriolet électrique. Rolls (groupe BMW) a pour sa part abandonné la piste de l’électrique. Volvo proposera de son côté son premier modèle électrique (un SUV) en 2019. Il sera produit en Chine.

Chez les Asiatiques

Le groupe Hyundai-Kia est sans doute le plus volontaire, avec un programme de 26 modèles électrifiés, sachant que cela comprend à la fois de l’hybride, de l’hybride rechargeable, de l’électrique à batterie et de l’hydrogène. Hyundai a notamment marqué les esprits avec la Ioniq, la première voiture conçue dès le début pour être hybride, rechargeable et électrique. Honda a fait un peu la même chose avec la Clarity, conçue dès le départ comme une voiture à hydrogène, mais qui va se décliner en électrique à batterie et en hybride rechargeable.

Pour sa part, Toyota devrait proposer un modèle électrique en 2020. Le géant japonais, qui préfère l’hybride et l’hydrogène, a mis en place récemment une division chargée de plancher sur le tout électrique. Quant à Nissan, qui reste le numéro 1 mondial de l’électrique, il va proposer prochainement la nouvelle Leaf. Ce sera a priori en 2018, avec une autonomie comparable à celle de la ZOE.

Chez les Américains

Ford a prévu un investissement de 4,5 milliards de dollars jusqu’à 2020. Il va utiliser cette somme pour lancer sur le marché 13 versions électrifiées, qui représenteront jusqu'à 40 % de la gamme. GM annonce pour sa part une gamme importante de véhicules électriques à venir, sans donner plus de détails. Chez Fiat-Chrysler, pas grand-chose à part la Fiat 500 aux USA. Des versions rechargeables sont prévues chez Jeep, avant 2020.

Et Tesla ? Le modèle 3 n’arrivera pas avant 2018 en Europe. On sait que ce modèle plus abordable (dont le prix en Euros sera annoncé dans le courant de l’année, il est de 35 000 $ de base aux USA) et proposera une autonomie théorique de 345 km. La marque californienne compte faire la différence par le design, la sécurité (niveau 5 étoiles), ses performances (0 à 100 km/h en 6 s) et le système AutoPilot. 

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